Communiqué de presse des Jeunes POP Neuchâtel concernant le projet d’augmentation d’écolage du Conseil d’État neuchâtelois

Communiqué de presse des Jeunes POP Neuchâtel concernant le projet d’augmentation d’écolage du Conseil d’État neuchâtelois 

Les Jeunes POP Neuchâtel sont très déçus et indignés suite à la nouvelle du projet du Conseil d’État neuchâtelois à vouloir doubler les frais d’écolage des écoles supérieures du canton, informations rendues publiques suite à une question de l’élu du POP Armin Kapetanovic. Les jeunes du POP dénoncent la politique cantonale dirigée contre les jeunes, la formation, les soins et la culture.  Pour rappel: 2015, le Conseil d’État avait déjà décidé d’instaurer une taxe d’études de CHF 9000 pour le certificat d’assistant-e en gestion au lycée Jean-Piaget. Face à cette décision élitiste et antisociale, les Jeunes POP neuchâtelois ont réagi en lançant une pétition intitulée « Touche pas à mon école !». Or, pour l’année scolaire 2016-2017, la formation n’a plus été donnée en raison du manque d’inscriptions.  Il était cependant prévisible que l’introduction de cette taxe de CHF 9000 découragerait de nombreux intéressés, en particulier les jeunes provenant de familles modestes. Par ces mesures, les jeunes du canton ont vu leurs possibilités diminuer et l’objectif d’austérité antisociale du canton a été atteint.

L’actuel projet du Conseil d’État neuchâtelois à vouloir doubler les frais d’écolage des écoles supérieures du canton s’inscrit dans une tendance générale d’augmentation de taxes d’études, d’austérité dirigée contre les couches modestes de la société et en particuliers les jeunes de cette catégorie. Dans un article publié dans « Le Courier » du 18 septembre 2018, le secrétaire général du Département de l’éducation et de la famille du canton de Neuchâtel, Monsieur Jérôme Amez-Droz, a estimé ces mesures d’austérité comme étant « nécessaires pour sortir le canton de la crise ». Les Jeunes POP Neuchâtel aimeraient profiter de ce communiqué pour répondre à Monsieur Amez-Droz que ces mesures sont inacceptables et que c’est aux responsables de cette soi-disant crise de payer, notamment aux entreprises bénéficiant allègements fiscaux dans le canton depuis longtemps.

Les Jeunes POP défendent une école gratuite et accessible à toutes et à tous, un allègement du budget des jeunes et des familles et une éducation émancipatrice et non élitiste. De ce fait, les Jeunes POP se trouvent en discussions quant à la réaction et aux actions politiques qui seront menés par notre organisation contre cette nouvelle attaque frontale du gouvernement neuchâtelois contre sa propre jeunesse.